Une toiture mal isolée peut être responsable de 25 à 30 % des déperditions thermiques d’un logement. C’est souvent le premier chantier à engager lors d’une rénovation, et bonne nouvelle : plusieurs dispositifs permettent de le financer. En 2026, les aides ont été réactivées après une suspension de début d’année, avec un budget national de 3,6 milliards d’euros dédié à MaPrimeRénov’.
MaPrimeRénov’ : deux parcours selon le type de combles
Depuis le 23 février 2026, le guichet MaPrimeRénov’ a rouvert, avec des règles d’éligibilité inchangées par rapport à 2025. Pour l’isolation de toiture, tout dépend de la configuration de vos combles. Si vous disposez de combles aménageables, l’isolation des rampants de toiture et des plafonds relève du parcours par geste : l’aide est calculée au mètre carré, entre 15 et 25 €/m² selon vos revenus. Les ménages aux revenus très modestes bénéficient du tarif le plus avantageux.
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Pour les combles perdus, la situation a changé depuis janvier 2025 : ce type de travaux n’est plus accessible via le parcours par geste. Il faut désormais passer par le parcours accompagné, dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, avec une prise en charge pouvant aller de 10 à 80 % du montant total. Un rendez-vous préalable avec un conseiller France Rénov’ est obligatoire avant de déposer le dossier. Un point à ne pas négliger si vous planifiez des travaux importants.
Avant de signer quoi que ce soit, gardez à l’esprit que la demande d’aide doit impérativement être déposée avant le début des travaux et avant la signature du devis. Passer outre entraîne la perte définitive du financement.
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Les autres dispositifs à combiner
MaPrimeRénov’ n’est pas le seul levier disponible. La Prime CEE, financée par les fournisseurs d’énergie dans le cadre des certificats d’Économie d’Énergie, peut venir compléter l’aide d’État. Dans certains cas, une offre d’isolation des combles perdus à 1 euro est encore accessible en 2026 via ce dispositif, sous conditions de ressources. L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet quant à lui de financer le reste à charge sans intérêts, via une banque partenaire. Enfin, la TVA réduite à 5,5 % s’applique aux travaux de rénovation énergétique sur les logements de plus de deux ans, ce qui représente un gain immédiat sur la facture globale, indépendamment de vos revenus.
Cumuler plusieurs de ces dispositifs reste la stratégie la plus efficace pour réduire réellement le coût des travaux. Une aide rénovation énergétique auprès d’un professionnel certifié peut vous faire gagner un temps précieux dans le montage du dossier.
À noter : si vous envisagez une réfection de couverture combinée à une isolation par l’extérieur (technique du sarking), les aides restent mobilisables sur la partie isolation, même si le coût de la couverture seule n’est pas pris en charge.
Pourquoi le label RGE est incontournable
Quelle que soit l’aide visée, MaPrimeRénov’, Prime CEE ou éco-PTZ, l’artisan qui réalise les travaux doit obligatoirement être certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Sans cette certification, aucune subvention ne peut être débloquée. Ce label, délivré par des organismes comme Qualibat ou Qualit’EnR, atteste du sérieux et de l’expertise de l’entreprise en matière de rénovation énergétique. Les critères d’obtention ont été renforcés depuis 2025, ce qui rend la sélection de votre prestataire d’autant plus décisive.
Engager des travaux de toiture sans avoir vérifié la certification de l’entreprise, c’est risquer de perdre plusieurs milliers d’euros d’aides. Prendre le temps de comparer les devis et de vérifier les qualifications reste la meilleure façon d’aborder sereinement un projet de rénovation.

