Comment réaliser les escaliers ?

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Dans les travaux de construction de tout bâtiment de type R+N, les escaliers sont prévus. Pour la réalisation de cette partie de l’édifice, il faut faire preuve de méthodologie. Le processus de conception de ce chef-d’œuvre est expliqué ici.

Préparez la réalisation de l’escalier

Cette étape est capitale. D’elle, dépend tout le reste. La moindre erreur se fera remarquer sur la réalisation finale. Vous devez en premier, dessiner votre escalier afin d’en obtenir le plan. Pour cela, mesurez la hauteur du sol à l’étage ainsi que le reculement possible de votre future réalisation. Tenez compte de la largeur de la trémie afin de définir la largeur de l’escalier. L’échappée doit être de 2 m au moins. Avec ce détail et en fonction de la hauteur, puis de la profondeur à attribuer aux marches, déterminez-en le nombre. Vous avez maintenant assez d’informations pour faire votre plan. Par la suite, faites une reproduction de l’escalier de profil sur le mur d’implantation. Cette étape permet de délimiter les surfaces de travail. Vous aurez donc à tracer deux lignes parallèles dont la ligne inférieure sera le fond de l’escalier. Les marches et contremarches doivent aussi apparaître.

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Fixez le matériel de réalisation

Cette étape vous permet d’entrer dans le vif du sujet. En premier, vous devez poser une planche de fond de coffrage. Elle doit respecter les bonnes dimensions et être positionnée suivant le tracé du sol au mur pour servir de dessous d’escalier. Une fois qu’elle est en place, celle-ci doit être soutenue avec des étais placés sur toute la longueur. Ensuite, vous devez vérifier l’horizontalité avec un niveau à bulle. Attaquez les contremarches en vissant les tasseaux à l’emplacement des contremarches dessinées tout en décalant de l’épaisseur juste d’une planche de coffrage. En respectant les mesures, découpez les planches des contremarches et posez-les sur les tasseaux. Assurez-vous que tout est solide et ne cédera pas. Réalisez une armature en fer que vous allez insérer entre le fond du coffrage et les contremarches. Ce tas de ferraille doit être positionné par des cales afin d’être plus efficace pour la solidité de l’escalier.

Procéder à la réalisation de l’escalier

Après que tout le dispositif soit mis en place, vous devez préparer le béton. C’est lui qui servira de surface de contact. Faites-le couler à compter de la marche du bas. Procédez à un remplissage de 10 à 12 cm afin de couvrir l’armature de fer. Prévoyez des pierres trempées sur le fond de la marche. À l’aide de la truelle ou d’un vibreur, vibrez le béton, puis chassez-en l’air. Faites ainsi marche après marche jusqu’en haut. Laissez quelques heures pour que le béton sèche. Repasser une seconde couche de béton, cette fois-ci liquide, sur chaque marche. Retirez en premier les contremarches après une semaine de séchage. Observez 2 semaines avant de décoffrer la paillasse et le reste.

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Finitions et entretien de l’escalier

Lorsque l’escalier est terminé, il ne reste plus qu’à s’occuper des finitions pour le rendre encore plus beau et à l’entretenir régulièrement afin de prolonger sa durée de vie.

Pour les finitions, vous pouvez appliquer une peinture ou un vernis protecteur en fonction du matériau utilisé. Si vous optez pour la peinture, choisissez-en une adaptée aux escaliers, résistante aux chocs et antidérapante pour éviter tout danger lors de son utilisation. En revanche, si vous préférez un aspect naturel, le vernis sera parfait.

Il est aussi possible d’utiliser des éléments décoratifs tels que des garde-corps en métal ou en bois qui donneront un style unique à votre escalier tout en assurant la sécurité des personnes empruntant celui-ci.

En ce qui concerne l’entretien de votre escalier, pensez à bien utiliser des produits nettoyants spécifiques recommandés par les fabricants pour ne pas altérer le matériau.

Veillez aussi à vérifier régulièrement l’état général de l’escalier : contrôlez la stabilité et la solidité des marches ainsi que celle du garde-corps, s’il est présent.

En suivant ces quelques conseils simples mais importants quant aux finitions et à l’entretien de votre nouvel escalier fraîchement conçu par vos soins selon nos instructions précédentes, vous pourrez profiter de celui-ci en toute sécurité et pour longtemps !

Les normes de sécurité à respecter lors de la réalisation d’un escalier

Au-delà de la réalisation de l’escalier en lui-même, pensez à bien respecter les normes de sécurité pour éviter tout accident éventuel. Effectivement, un escalier peut s’avérer dangereux si certains critères ne sont pas pris en compte lors du processus de fabrication.

La première règle à respecter concerne le nombre minimum et maximum de marches qui doit être compris entre 2 et 18 pour permettre une utilisation facile sans risque d’accident. Dans le même ordre d’idée, la hauteur des marches, c’est-à-dire la distance verticale entre deux marches successives, doit être comprise entre 17 et 21 cm, tandis que leur profondeur, ou longueur horizontale mesurée entre leur face avant et leur face arrière, doit se situer dans une plage allant de 20 à 35 cm afin d’offrir une surface suffisante pour poser son pied.

Le garde-corps constitue aussi un élément essentiel dans la sécurité des utilisateurs. Celui-ci doit être solide afin d’éviter toute chute comme conséquence directe ou indirecte (par exemple due au déséquilibre causé par sa présence) ainsi qu’à une hauteur minimale obligatoire. Selon les réglementations en vigueur en France, ce seuil minimal correspond aujourd’hui à un mètre, mais cela peut varier selon votre pays.

Il faut aussi tenir compte du choix des matériaux : ceux-ci doivent être résistants aux chocs, y compris ceux créés par nos chaussures sur les marches, ainsi qu’à l’humidité ambiante dans le cas d’un escalier extérieur.

Choix du design et des matériaux pour votre escalier

Maintenant que nous avons vu les normes de sécurité à respecter pour la réalisation d’un escalier, passons à l’étape suivante : le choix du design et des matériaux.

Pour choisir le modèle qui convient parfaitement à votre maison, pensez à bien prendre en compte différents aspects tels que la taille de l’espace disponible, le style architectural de votre domicile ainsi que vos goûts personnels. Vous pouvez opter pour un escalier droit ou en colimaçon selon l’ambiance recherchée.

En ce qui concerne les matériaux, vous avez aussi plusieurs options disponibles. Le bois naturel reste une valeur sûre grâce à sa résistance et son esthétisme intemporel. Il se marie avec tous les types d’intérieurs et peut être peint ou verni pour s’adapter au mieux aux couleurs déjà présentes dans votre pièce.

Le métal est aussi une possibilité courante. Il apporte une touche moderne et épurée tout en garantissant un grand confort visuel grâce à ses lignes droites.

Dans le cas où vous cherchez plus d’originalité, pourquoi ne pas opter pour des marches personnalisées ? Faites main par des artisans spécialisés dans la conception sur mesure, les marches peuvent être réalisées avec divers matériaux comme du verre acrylique coloré ou encore des motifs gravés sur du béton ciré ! De quoi donner un cachet unique à votre habitation !

Comment calculer les dimensions et l’inclinaison de votre escalier

Calculer les dimensions et l’inclinaison de votre escalier est une étape cruciale pour obtenir un résultat optimal. Vous devez déterminer la hauteur totale que devra atteindre votre escalier en mesurant la distance entre le sol du départ et celui de l’arrivée. Il faut diviser cette mesure par le nombre maximal de marches admises selon les normes de sécurité. Cette valeur doit se situer entre 17 et 20 cm.

Une fois ce premier calcul effectué, vous pouvez passer à la largeur des marches ou giron. Cette mesure doit être comprise entre 25 cm et 35 cm pour garantir une bonne stabilité au moment où vous montez ou descendez. Lorsque toutes ces valeurs sont connues, il ne reste plus qu’à multiplier leur somme par le nombre total de marches nécessaires.

L’inclinaison est aussi primordiale car elle assure non seulement un passage facile mais surtout une sécurité optimale tout au long du trajet. Comme nous l’avons mentionné précédemment, un angle standard se situe entre 30° et 45° avec une inclinaison maximale tolérée à 50° dans certains cas particuliers.

Si ces calculs vous semblent complexes ou difficiles à réaliser seul(e), n’hésitez pas à faire appel aux services d’un professionnel qualifié qui saura répondre à toutes vos questions et assurer votre sécurité ainsi qu’un travail irréprochable !